NOTRE PROJET SYNDICAL

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INTRODUCTION

La phase actuelle, ouverte par les révolutions dans les pays arabes, a encouragé une masse importante des travailleurs algériens à la résistance sociale.
D’autre part, l’émergence de nouveaux syndicats pose la problématique d’une divergence de vue et de programme, ce qui nous convainc d’avantage de nous munir d’une direction syndicale à la hauteur des exigences de lutte du moment.
D’autre part encore, le Bureau National de notre Fédération a failli sur toute la ligne, attelant l’ensemble de la base nationale au mutisme et la résignation.
Face à cette situation exceptionnelle, le SETE doit engager immédiatement la mise à niveau de sa direction et prendre l’initiative d’aboutir à transformer celle de la FNTE.

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NECESSITE DU CONGRES EXTRAORDINAIRE DE LA FNTE
La ruée des travailleurs à la lutte, débordant les cadres de la FNTE, révèle l’ampleur de l’échec de cette fédération. Ceci nous ramène objectivement à la nécessité d’un Congrès Démocratique Extraordinaire de notre fédération.
Bien que la nécessité se soit faite sentir à maintes reprises, le congrès extraordinaire de la FNTE est arraché de hautes luttes. C’est le fruit brulant d’une multitude d’actions des travailleurs représentés par leurs délégués syndicaux. C’est aussi l’affirmation d’une volonté inébranlable des travailleurs à en découdre avec les stratégies et les discours moribonds des hauts dignitaires de la FNTE.

NECESSITE DU CONGRES EXTRAORDINAIRE DU SETE
Nous avons, depuis longtemps, constaté que les travailleurs voulaient se doter, de bas en haut, d’une structure syndicale combative, revendicative et démocratique. Cette volonté s’est traduite par un appel sans équivoque à un Congrès Extraordinaire du SETE et de la FNTE de l’écrasante majorité des délégués syndicaux de notre wilaya.
Nous avons décelé des défaillances tant dans l’organisation que dans certains de ses choix. En effet, organiquement, l’appareil du SETE a eu du mal à se mettre au niveau des orientations de ses propres instances de direction (bureau de wilaya, conseil de wilaya, conférence de wilaya) d’où l’avènement de fortes crises internes. Parallèlement, certains choix stratégiques et tactiques se sont avérés désastreux.
De ce constat, le SETE doit s’engager dans la rectification immédiate afin de pouvoir s’imposer comme une alternative encore plus sérieuse et plus crédible aux travailleurs. Aussi, cette rectification lui fera gagner la possibilité de s’imposer dans les batailles face un pouvoir de plus en plus autiste.
En conclusion, notre syndicat doit se doter d’un Conseil hautement performant, capable de lire la réalité, de l’interpréter et d’en extraire des perspectives de luttes salutaires.

SIGNIFICATION DU CONGRES EXTRAORDINAIRE DU SETE ET DE LA FNTE
Le congrès extraordinaire du SETE et de la FNTE est l’opportunité de rompre avec les anciennes pratiques ayant sérieusement affecté l’aura de ses deux structures. La nouvelle pratique syndicale doit obéir à un fonctionnement rompant définitivement avec le clientélisme, le souci de l’équilibre des forces, le consensus insensé, mettant à chaque fois le SETE et notre fédération dans une terrible instabilité.
Ce congrès extraordinaire est l’émergence de militants syndicaux capables d’injecter le souffle du renouveau syndical à l’intérieur des rangs du SETE et au-delà.
Ce congrès extraordinaire est la consolidation syndicale sur la base du triptyque : valeurs morales, programme revendicatif et compétences humaines.
Ce congrès extraordinaire est la possibilité d’une homogénéité dans la complémentarité de tous les adhérents du SETE, dans leurs débats de projets, débats débarrassés des mauvaises velléités et des sournoiseries. Un congrès qui introduira la confiance, l’entraide et l’échange.
Ce congrès extraordinaire est l’espoir de la compétence humaine, enfin reconnue, à la hauteur des aspirations des travailleurs, des attentes de toute la société.
Ce congrès extraordinaire est le passage à un autre modèle de gestion visant l’efficacité syndicale, l’épanouissement dans notre structure.
Ce congrès extraordinaire est une détermination à refonder la morale du SETE, réhabiliter les syndicalistes, valoriser l’acte syndical, élargir l’esprit syndical à d’autres nouveautés, à d’autres expériences.
Ce congrès extraordinaire est une projection du SETE dans l’avenir, lui garantir une vie syndicale des plus prestigieuses grâce à ses luttes, ses valeurs et ses compétences humaines.
Ce congrès extraordinaire est la possibilité d’assoir le SETE comme matrice d’un syndicalisme national reconnu grâce à son devoir de rassembler toutes les forces syndicales combattantes.

SITUATION ET QUE FAIRE
La situation actuelle se caractérise par la dégradation grave et continue du pouvoir d’achat des travailleurs, la précarité de l’emploi, le chômage galopant, le recul des acquis sociaux, le verrouillage politique et social, la répression comme dialogue…
De plus, le pouvoir s’apprête à réduire les espaces de liberté individuelle et collective par de nouvelles lois, tant la riposte syndicale et politique demeure encore insuffisante sur le terrain d’une contestation partagée par de profondes divisions.
Il est clair qu’une telle situation ne peut être supportée plus longtemps. Il est clair qu’une telle situation exige une riposte d’ensemble adéquate à la hauteur des besoins des travailleurs.
Si nous partons du principe de l’inacceptation de la situation, nous devons, toutefois, établir les fondements d’une résistance efficace, unitaire et durable. Si nos luttes ont connu des échecs, ces échecs ne sont pas uniquement justifiés par la répression ou l’usure du pouvoir…, mais, aussi, par des faiblesses inhérentes à notre propre camp.
Ainsi, nous favorisons l’axe de la formation syndicale permanente et performante, la théorisation, la valorisation dans le SETE de critères syndicaux permettant réellement d’investir en l’Homme crédible, compétent, disponible et lié à un programme syndical de lutte revendicative se définissant dans le champ des besoins réels des travailleurs.

UNITE D’action interprofessionnelle au sein de l’ugta

Nous sommes conscients que la situation actuelle, caractérisée par d’innombrables injustices, exclut d’emblée tout corporatisme dans la lutte. Si tous les travailleurs brûlent sur le même feu, ils doivent être alignés sur le même front.
Bien que tous les syndicats UGTA aient une forte capacité de mobilisation, leurs récentes expériences de luttes ont clairement démontré que le cadre individuel d’une corporation ou d’un secteur est, non seulement, très vite résorbé par la puissance de l’appareil de l’état, mais, aussi, s’accompagne toujours de conséquences néfastes. L’option d’une lutte en rangs dispersés nous coûte toujours cher.
Il y a, donc, d’en découdre et formuler les bases d’une nouvelle ère de lutte interprofessionnelle unitaire au sein de l’UGTA. Cette mission incombe aux directions syndicales actuelles.

Nos valeurs et notre syndicalisme pour une gestion humaine, juste et solidaire

Dès sa fondation, le SETE s’est donné la vocation wilayale et nationale. Son inspiration syndicale se puise des profondeurs de toutes les luttes contre la misère de l’école et des travailleurs de l’éducation, misère causée par les politiques antisociales successives aggravées par le retard économique et la crise.
Face à cette situation, nous avons besoin de crédibiliser un autre modèle de gestion… un autre modèle d’école. Pour cela, notre syndicalisme doit impérativement suivre les valeurs de l’humanisme, de la solidarité et de la liberté.
Une autre gestion est possible. Nous la voyons reposer sur trois fondamentaux : la garantie des libertés individuelles et collectives, une gestion solidaire, sociale et performante au profit de l’Homme, et la préservation de l’environnement.
Pour nous, c’est simplement arriver à lier la notion d’une gestion performante à un bien-être durable.

Là est l’enjeu majeur.

L’Education pour construire notre pays

L’Education Nationale se doit nécessairement de se redéfinir en fonction de la pluralité culturelle et linguistique du pays. L’énorme potentiel existent doit être valorisé en l’appuyant d’un apprentissage rigoureux des langues nationales et vivantes étrangères.
Les politiques, se contentant de définir l’enfant comme un simple pion destiné à renforcer les rangs du prolétariat, doivent faire aujourd’hui leur bilan pour se convaincre du fiasco qu’elles font subir à l’ensemble de la société.
Notre politique est de défendre une éducation reposant sur l’enfant et intégrant avant tout son bien-être.
Nous refusons la vision « économiste » voyant en l’enfant un produit… une marchandise destinée exclusivement au marché de l’emploi.
Par sa lutte, le SETE doit convaincre le pouvoir de mettre l’apprenant au cœur du système éducatif.
Par ailleurs, nous devons arracher une meilleure politique de recrutement et de formation pour assoir une école qui intègre la possibilité de la réussite scolaire et sociale de l’apprenant

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Notre syndicalisme et la liberté

Le combat pour la liberté dans notre pays est un mandat historique pour notre syndicat.

Cette demande de liberté met notre syndicalisme face à l’opposition de responsables soudés à des pratiques de gestion médiévales. Faire respecter l’exercice du droit syndical exige notre mobilisation et notre vigilance permanentes à l’égard de ceux qui brandissent la peur et l’intimidation pour camoufler leur impuissance à changer ou à se mettre à jour des volontés travailleuses internationales.
Le SETE a été et continuera d’être aux côté de la presse et des médias pour empêcher qu’un groupe ou un pouvoir ne détermine ou contrôle l’information dans notre pays.
Nous défendons le principe d’une éducation intégrée aux médias dans le cadre de l’apprentissage de l’esprit critique.

Notre syndicat, un outil au service des travailleurs

 Dans notre pays, le syndicalisme est confronté à la division syndicale, à la baisse du nombre d’adhérents, aux diverses interpellations des syndiqués et des non-syndiqués.
Bien que la pression externe soit de taille, le SETE se doit de rester un syndicat unitaire, solidaire et combatif.
Assumant l’intérêt des travailleurs, il veut aboutir à des accords, conquérant de nouveaux acquis, ouvrant des perspectives d’amélioration pour l’avenir.
Notre conception est celle d’un syndicalisme de masse qui rassemble le plus grand nombre possible d’adhérents dans la perspective d’une lutte pour le respect de la dignité des enfants, des travailleurs et des familles, une école adaptée aux besoins de l’apprenant, une valorisation de la force de travail éducative, une amélioration des conditions de travail, un meilleur plan de carrière…
Par la faute de l’inaction et du mutisme de notre fédération, les acquis sociaux et professionnels des travailleurs ont connu une permanente érosion. Le gel des salaires, le retard d’une prise en charge sérieuse de la santé professionnelle, le recrutement, la débudgétisation, le manque de logements d’accompagnement... sont une donnée permanente pour l’ensemble du secteur de l’éducation.

La défense d’un meilleur statut a été et est encore l’un des piliers de notre syndicalisme.
Le SETE a combattu sans relâche les régressions visant à une accumulation financière étatique sur le dos des travailleurs.
La crise n’est pas le fruit des politiques des travailleurs, mais celle des gouvernants.
Le SETE refuse catégoriquement de faire payer les travailleurs.
Pour cela, il se bat pour un statut indexé sur les exigences de valorisation des travailleurs en partant principalement du pouvoir d’achat.
Pour accomplir sa mission, notre syndicat doit arracher le principe d’un dialogue avec des instances sensées être à l’écoute.
Là, il s’agit d’un autre combat, celui de refonder tout le système sur un autre esprit… une autre culture.

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Carrière et revalorisation

 D’emblée, le SETE s’affirme pour l’option d’un corps unique.

Les disparités actuelles occasionnent des déséquilibres se répercutant sur le rendu éducationnel en général.
Les disparités alimentent les plans de divisions salariales entre les travailleurs.
C’est pour cela que le SETE exige l’alignement des carrières et des salaires sur des critères professionnels et de pouvoir d’achat.
C’est pour cela que le SETE exige l’intégration des Corps Communs dans le secteur de l’Education Nationale.
C’est pour cela que notre syndicat exige la réhabilitation des autres catégories lésées à un statut compatible à leur niveau d’instruction, leur responsabilité éducative et administrative et leurs besoins sociaux.
L’extinction d’un corps ne doit nullement signifier le licenciement. Bien au contraire, elle doit permettre à ces corps de fondre dans d’autres comme un signe d’avancement.

Assurer une vraie égalité des salaires

Notre syndicalisme revendique sans relâche l’égalité des rémunérations. Celle-ci sera établie lorsque, pour des missions, des fonctions ou des situa­tions identiques, tous les travailleurs bénéficieront de rémunérations égales quel que soit leur corps d’appartenance.

Ce n’est pas le cas aujourd’hui.
Bien que le point indiciaire soit l’indice de base unique, il se trouve que les salaires sont affreusement disparates tant le nombre des catégories attribuées et les indemnités perçues est différent, non pas en raison de la tâche attribuée, mais du corps d’appartenance.
A une échelle encore plus grande, les catégories, échelons différent d’un secteur d’activité à un autre sans aucun fondement.
Les salaires se différencient au gré des pressions sociales qui s’exercent dans tel ou tel secteur.
Le SETE doit continuer à faire pression pour arracher une meilleure équité en matière de rémunération.
Le 87-bis n’a pas sa raison d’être. Son abrogation est plus que nécessaire. Nous revendiquons le SNMG, sans la prime de compensation, à tous les travailleurs de catégorie 01 à 06.

La création d’emplois

Comme par le passé, le SETE se battra pour la création d’emplois dans notre secteur.
Il condamne vigoureusement la politique budgétaire du pouvoir.
Ne pas remplacer les partants en retraite ou les invalides ou les démissionnaires ou… équivaut à vouloir étouffer l’éducation, à soumettre ses travailleurs à des régimes de travail insoutenables…
Il n’y a pas de grossière erreur que de considérer l’Education Nationale comme un gisement d’économie d’emplois en ne remplaçant aucun fonctionnaire.
Le SETE s’est battu et se battra encore pour la mise en place d’une politique de recrutement à la hauteur des enjeux éducatifs.

 

Améliorer les conditions de travail

De nos jours tous les services à l’intérieur de l’école sont devenus difficiles.

Enseigner, nettoyer, cuisiner, surveiller, conseiller… est devenu difficile par le fait de la multiplicité des tâches et du manques des personnels.
On ajoute à cela l’énorme pression de toute la société sur le corps de l’éducation.
L’environnement de travail est devenu au fil du temps très hostile à la communauté éducative, conséquence de l’échec des réformes scolaires adoptées et l’indexation du travailleur de l’éducation comme principal fautif.
Le SETE exige la mise à disposition des établissements scolaires des personnels, des équipements indispensables (outils pédagogiques, accès à Internet...) et plus encore, une organisation de leur travail (charge, rythme, pénibilité) permettant l’amélioration des conditions d’exercice de leur métier.

La retraite

Le discours officiel tente de valider la durée de 40 ans de service sous la question trompeuse : qui voudrait partir en retraite à 32 ans ? Ou, cette tentative monstrueuse de nous imposer « pas de retraite avant 60 ans ! » pour nous faire revenir à la Loi coloniale de 1910 fixant la retraite à 60 ans.
Ce qui nous intéresse aujourd’hui, prioritairement, est de défendre le principe du maintien des postes des retraités. Nous n’accepterons aucune suppression de postes libérés par les retraités. Par ailleurs, nous défendons le principe de l’intégration de certaines primes pour assoir un rapport valable entre le pouvoir d’achat du retraité et le marché.
Nous soulignons avec force que le plan de carrière draconien imposé aux travailleurs de l’éducation y est principalement pour beaucoup dans la démobilisation des travailleurs et l’annihilation de leur motivation. En effet, comment stimuler un travailleur de l’éducation qui, durant toute sa carrière professionnelle, 32 ans de service, ne peut avancer que d’une catégorie ?
Sur la question de la durée de travail requise pour le départ en retraite, nous prenons la précaution de laisser le choix et la décision aux travailleurs, eux-mêmes, car il s’agit là d’une question extrêmement épineuse. Pourquoi ? Nous savons qu’une masse importante de travailleurs est dans une situation sociale défavorisée et que tant de travailleurs ont été recruté à un âge avancé.
Ainsi, nous sommes favorables à la désignation d’un créneau de temps de travail (entre 25 ans et 32 ans) et laisser le travailleur choisir librement sa durée de travail comprise dans ce créneau pour partir en retraite. Ce choix doit nécessairement être soumis à la condition de ne pas dépasser les 60 ans.
La référence à la capacité de la Caisse Nationale des Retraites à résorber la demande propre est, beaucoup plus, liée aux politiques économiques actuelles. Nous jugeons que cette capacité est tributaire avant tout des questions de développement économique et, donc, de création d’emplois cotisants. Si, d’une part, nous subissons la politique de désengagement financier de l’état et, de l’autre, le manque d’intérêt des particuliers à un investissement créateur d’emplois, nous voyons très mal comment la Caisse Nationale des Retraites puisse relever le défi. En conclusion, notre retraite est fondamentalement liée au développement économique de notre pays.


Du contrôle Des œuvres Sociales

Avant tout, ces œuvres sociales sont un organisme appartenant aux travailleurs et à eux seuls. Même si une certaine circonstance politique avait favorisé leur gestion par l’UGTA, cette dernière ne pouvait nullement prétendre à en être la « propriétaire ».
Aujourd’hui, est arrivé le moment où les travailleurs connaitront le contrôle prestataire des différentes expressions syndicales connues dans le secteur de l’éducation. Nous soutenons fermement le principe démocratique d’un contrôle syndical paritaire des œuvres sociales.
Si nous sommes pour le principe d’une démocratisation de leur contrôle, les œuvres sociales doivent avant tout servir les travailleurs. Nous ne cautionnons ni la faillite, ni l’aventure, car nous sommes très sensibles à leur importance quant à la solidarité des travailleurs et leur cohésion.
Si, aujourd’hui, la solution négative, de remettre ces œuvres sociales aux établissements individuellement est retenue, c’est que, quelque part, nous n’avons pas su et pu imposer auprès de la tutelle un rapport de force pouvant sauvegarder l’esprit du collectif solidaire nationalement. Bien que cette solution ait été retenue, nous ne nous arrêterons pas là, car nous sommes décidés à revenir à une structuration nationale des œuvres sociales pour l’ensemble des travailleurs qui s’identifient à nous.

Une Mutuelle renovee

Notre mutuelle doit sonder d’autres horizons. Elle se doit d’offrir d’autres prestations pour se mettre au goût des besoins multiples des travailleurs. Pourquoi ne pas offrir une retraite complémentaire ? Une assurance auto ? Une assurance vie ? Une assurance habitation ?

Comme cette structure (Mutuelle) repose fondamentalement sur l’adhésion, elle doit jouir d’une représentation démocratique. Les membres de la commission doivent être des élus. Les adhérents doivent avoir le droit de regard et de contrôle sur l’ensemble de la gestion.
Comme par le passé, nous ne cesserons de revendiquer une décentralisation financière de la Mutuelle.

Les conséquences néfastes du pacte social

Dans notre pays, le pacte social est synonyme d’une reddition des travailleurs à la logique de la soumission. Pacte social signifie plus de grève, plus de lutte pour améliorer son salaire ou ses conditions de travail. C’est par ce pacte social diabolique que les mouvements de contestation ont buté sur un esprit fermement axé sur la rigidité au détriment de tout le corps social.
Nous sommes fondamentalement contre tout pacte social visant à geler nos salaires et à maintenir nos vies dans des camisoles de force.

Ajoutons à cela l’existence d’un partenaire de tutelle borné, s’obstinant à ne rien comprendre aux dynamiques vivantes de la contestation syndicale et sociale. Nous n’avons même pas un partenaire capable de défendre son pacte social en dehors de l’utilisation de la matraque.

Le pacte social a fait perdre à de grands syndicats leur autonomie d’action. Ces derniers s’obstinent à respecter un accord très vite dépassé par le marché contrôlé par ceux qui ont conçu ce pacte social. Pour nous, le pacte social exprime la volonté de l’état et du patronat à faire des économies financières au détriment des millions de travailleurs algériens.

Nous ne sommes pas preneurs du discours qui prône la « mort » de la grève au nom du pacte social. Nous demeurerons des volontaires insatiables de la lutte pour une meilleure école, une meilleure vie.

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